27 mars 2026

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Communiqué du 26 mars 2026

Communiqué du 26 mars 2026

Depuis plusieurs semaines les collèges et les lycées de Guyane se mobilisent tour à tour pour dénoncer les conditions de préparation de la rentrée 2026 mais aussi les conditions actuelles d’exercice dans de nombreux établissements.

Début mars, le collège Victor Schoelcher de Kourou s’est mis en grève suivi par le collège Arsène Bouyer-d’Angoma de Saint-Laurent-du-Maroni.

Alors que l’intersyndicale éducation de Guyane « pour un plan de rattrapage d’urgence » appelait à une journée de mobilisation le 17 mars, de nouveaux établissements se sont à leur tour mobilisés, à l’image des lycées Lama-Prévot et Léon-Gontran Damas de Rémire-Montjoly. Au lycée Melkior-Garré de Cayenne, ce sont les AED qui se sont mis en droit de retrait.

Mardi et mercredi le collège La Canopée de Matoury et le lycée de Maripasoula étaient en grève.

Dans d’autres établissements, des Heures d’information syndicales ont été organisées, les Conseils d’Administration ont adopté des motions dénonçant le manque de moyens, les Dotations Horaires Globales insuffisantes ont été rejetées, avec l’aide et le soutien des parents.

Ces multiples actions ont un dénominateur commun : des conditions d’étude pour les élèves et d’exercice pour les personnels inacceptables et qui tendent à se dégrader.

  • Nombre d’élèves par classe trop élevé
  • Fermetures de classes et de postes d’enseignants
  • Manque de surveillants
  • Parc informatique défaillant
  • Conditions d’hygiène déplorables et nettoyage insuffisant
  • Etablissements en voie de délabrement ou dangereux
  • Nouveaux établissements livrés sans être achevés
  • Insécurité

Partout où les collègues se sont mobilisés, ils ont obtenu gain de cause sur une large partie de leurs revendications et des engagements précis de la part du Rectorat et de la CTG.

Dans ce contexte, le SNES-FSU Guyane appelle à poursuivre la mobilisation partout où cela est nécessaire afin d’obtenir des moyens et des conditions de travail conformes aux besoins spécifiques de notre territoire.

Dans le prolongement de ces actions locales, l’intersyndicale nationale (FSU, UNSA Education, CFDT Education Formation et Recherche publiques, CGT Educ’action et SUD Education) appelle à une semaine de mobilisation du 30 mars au 3 avril, dont une journée de grève le mardi 31 mars.