9 mai 2026

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COMMUNIQUÉ DE LA FSU du lycée Max-Joséphine, suite à l’agression physique du proviseur le 7 Mai 2026

COMMUNIQUÉ DE LA FSU du lycée Max-Joséphine, suite à l'agression (…)

COMMUNIQUÉ DE LA FSU Max-Joséphine

Violence au lycée Max-Joséphine

Le 7 mai, le proviseur du lycée a été physiquement agressé par un élève au sein de l’établissement. Cet acte de violence physique envers le personnel n’est malheureusement ni sans précédent, ni un acte isolé ; il fait suite à plusieurs agressions ayant entraîné des interruptions temporaires de travail.

Nous exprimons notre soutien total à notre chef d’établissement qui a toujours fait preuve de détermination et de courage et de proximité.

Dans cette épreuve, nous lui adressons nos pensées les plus sincères ainsi que nos voeux de rétablissement et d’apaisement. Nous réaffirmons également notre attachement à une école fondée sur le respect mutuel, la sécurité mais nous refusons que cet événement soit traité comme un simple fait divers.

Notre lycée, à l’image de bon nombre d’établissements de l’académie, fait face à des problématiques sociales et territoriales lourdes qui ne sont plus compensées par les moyens actuels. L’agression subie par le proviseur n’est qu’un signal d’une académie à bout de souffle :

  • Hausse de la violence et des incivilités quotidiennes.
  • Sous-effectif chronique d’adultes pour encadrer, médiatiser et protéger (le poste d’infirmier(ère) du lycée est inoccupé depuis un an !).
  • Seulement un jour de présence hebdomadaire de la conseillère d’orientation psychologue.
  • Sentiment d’impuissance face à des réalités et des défis qui dépassent le cadre de nos missions de personnels d’éducation.

La section FSU Max-Joséphine affirme que la réponse ne peut plus être uniquement sécuritaire ou disciplinaire. Elle doit être structurelle et s’articuler avec les revendications du plan de rattrapage porté par l’intersyndicale depuis plus d’un an.

Nous exigeons notamment :

  • Des moyens humains pérennes : renforcement massif des équipes de vie scolaire (AED, CPE) et des pôles médico-sociaux.
  • Un allègement des effectifs : pour permettre un suivi réel et humain de chaque élève.

Pour porter cette demande de justice et de moyens, nous appelons à un débrayage massif ce lundi à partir de 9h.

L’École de la Guyane ne peut pas fonctionner sous la menace. Elle ne peut plus se contenter de « gérer la crise ». Le rectorat de Guyane et les autorités doivent prendre leurs responsabilités : reconnaître la spécificité de nos établissements et nous donner les moyens d’y exercer nos missions en toute sécurité.

La section FSU du Lycée Max-Joséphine