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Publié : 11 mars 2009

Mouvement contre la vie chère La position de la FSU

Mayouri Kont Leksplwatasyon. Une plate-forme discutable.

A l’initiative de 5 organisations syndicales (FO, UTG, CFDT, UNSA et SUD) le collectif MKL s’est constitué en Guyane. Allant très au-delà des questions de pouvoir d’achat et de salaire, ce collectif s’est fixé un véritable programme politique auquel la FSU ne peut pas souscrire.
C’est particulièrement vrai pour les questions de préférence locale à l’emploi dont voici l’exposé fait par le MKL :
- « Priorité à l’embauche et à la promotion du personnel local »
- « Recrutement de cadres locaux, remplacement systématique des expatriés et détachés en fin de contrat »
- « Mise en place de mécanismes de recrutement de techniciens et scientifiques guyanais dans les organismes de recherche »
- « Etablissement d’un annuaire des jeunes guyanais diplômés auquel devront recourir les employeurs pour l’embauche de cadres tant dans la fonction publique que dans le privé »
- « Mise en place des mécanismes de recrutement des personnels locaux en priorité dans les domaines de la santé et l’éducation ».

Le SNES Guyane met en garde les personnels contre les arguments démagogiques qui tentent de justifier ces revendications par des valeurs « de gauche », en fait ils portent en germes la division et l’exclusion.
Nous rappelons que le droit de travailler librement où on le souhaite et en fonction de ses compétences est inscrit à la fois dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen ainsi que dans le préambule de la constitution française.
En conséquence, le SNES décide de ne pas adhérer à ce collectif, mais est pleinement partie prenante avec la FSU de la lutte pour plus de justice sociale à travers les salaires et le pouvoir d’achat (voir le communiqué de presse ci-dessous)

Le SNES Guyane


Communiqué de presse

Le Bureau Délibératif de la FSU Guyane réuni le 10 mars 2009 à Cayenne, réaffirme son total soutien à la lutte contre la vie chère et pour l’augmentation du pouvoir d’achat.

La FSU-Guyane appelle les personnels à marquer leur solidarité avec l’ensemble des salariés pour l’emploi, des salaires décents et des services publics performants.

Lutter pour l ‘augmentation des bas salaires, lutter contre le chômage, lutter contre la précarité, lutter pour le développement des services publics sont garants d’égalité, d’équité et de justice sociale.

La FSU-Guyane considère cependant que certaines revendications, élaborées dans la précipitation par le MKL, sont porteuses de germes de division, d’exclusion et de marginalisation. Celles de l’ACC passent sous silence la revalorisation des bas salaires. Elles ne peuvent donc pas recueillir notre adhésion.

La FSU-Guyane entend renforcer sa lutte pour la formation (et en particulier la formation professionnelle) afin de combattre le chômage des jeunes, et poursuivre sa lutte pour le développement des structures d’accueil, d’hébergement et de transport afin éradiquer la non scolarisation et la déscolarisation de nombreux jeunes.

La FSU-Guyane s’associe avec le SNESUP à l’inquiétude du monde universitaire et scientifique face aux projets gouvernementaux de réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche qui risquent de pénaliser fortement la Guyane. La FSU Guyane et le SNESUP sont très attentifs à l’évolution du statut du pôle universitaire guyanais au sein de l’UAG, car ils mesurent les risques potentiels de la création d’une université de plein exercice.

La chance de la Guyane passe par la formation, l’éducation et la qualification de ses populations. Le bureau de la FSU appelle d’ores et déjà les personnels à s’associer à la grève du 19 mars pour l’emploi, les salaires et les services publics.

Une conférence de presse se tiendra le mercredi 18 mars à 10h00 au local du SNES à Mont Lucas


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