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Publié : 7 janvier 2016

GREVE DU 26 JANVIER

La journée d’action du 26 janvier lancée par le Snes dans le cadre de l’intersyndicale, s’annonce comme un temps fort de ce début d’année 2016.

Tout d’abord, l’appel à la grève concerne le second degré et le refus de la réforme du collège.

Les réunions d’information et semblants de formations organisés avec peine par l’administration, ont montré toute la vacuité du projet. Les enseignants sont sollicités par les chefs d’établissement et IPR-IA pour répondre aux nombreuses interrogations qu’ils se posent eux-mêmes. Une grande première pour notre ministère !! Non contentes de nous "pondre" une réforme structurelle présentée comme pédagogique, la ministre et son administration comptent maintenant sur les collègues pour combler l’incroyable abîme que présente ce projet. Que faire pendant les séances d’EPI, les heures d’AP ? Comment choisir les thèmes et les répartir sur les 4 années du collège ? Comment utiliser les heures de dotation complémentaires ? Comment travailler avec le 1er degré et sur quel créneau ..? Autant de questions et de réponses qui, sous prétexte d’autonomie, se traduiront à la fin par des injonctions aux enseignants.

Cette réforme ne fonctionnera pas pour deux raisons :

- elle est totalement "personnel-dépendante". Et ceux qui sont chargés de la mettre en œuvre n’ont pas été consultés. Il y a fort à parier que le moment venu, ils se souviendront qu’on ne leur à pas demandé leur avis.

- elle ne tient compte d’aucune façon de l’état de la recherche en matière d’enseignement inter-, pluri- ou trans-disciplinaire. Les collègues auront tôt fait de constater que ce qui est présenté comme une mesure majeure de lutte contre l’échec scolaire ne fait qu’empirer les choses, seuls les élèves en situation de réussite profitant du système. Mais est-ce vraiment innocent de la part d’un gouvernement aussi libéral ?

Il semble aussi que le ministère de l’Éducation Nationale reprenne d’une main ce qu’il avait donné de l’autre lors de la réforme de l’éducation prioritaire. Le début de rattrapage tant attendu lors du classement REP+ de l’académie de Guyane va s’arrêter là et les 180 nouveaux postes (100 pour le 1er degré, 80 pour le 2nd degré) ne suffiront toujours pas à nous rapprocher du taux d’encadrement moyen de la métropole et des autres DOM.

Cet appel à la grève est doublé d’un deuxième mot d’ordre, concernant une demande forte de revalorisation des salaires dans la fonction publique. Dans le cadre d’une journée inter fédérations, la FSU, dont fait partie le Snes, soutient cet appel à la grève, au risque de diluer le premier message parmi d’autres revendications.

Malgré les "annonces" démagogiques du ministre Macron dénonçant la "sécurité" des agents de l’Etat, il faut se souvenir que les salaires des fonctionnaires, bloqués comme le taux du point d’indice depuis plus de 5 ans, ont toujours été le tampon qui a permis à la France de moins souffrir, des crises financières produites par les banques, que les autres pays européens. On pourrait rappeler aussi que les pays les plus développés sont aussi ceux qui possèdent les fonctionnaires les mieux payés et les mieux formés.

Dans leur grande majorité nos concitoyens ne se laisseront pas abuser par cette façon honteuse de monter une partie de la population contre une autre pour tenter de faire oublier les difficultés, chômage, sécurité, environnement, auxquelles le ministre des finances n’a aucune réponse à apporter.

Pour cette journée d'action, le Snes appelle tous les collègues à venir participer à une rencontre-débat dans ses locaux, à Cayenne, cité Mont Lucas et à Saint Laurent, rue du Bac, à partir de 9h.